Le Mont Ventoux

Sur la route, les arbres sont blancs, en fleurs. Et là, ils sont blancs, recouverts de neige. Des sculptures de glace. Le silence… Seulement les crissements de nos pas réguliers dans la neige.

Nous sommes partis de la station de ski du Mont Serein (1413m) encore fermée. En empruntant le GR9, nous espérions observer les chamois dans la combe de Fonfiole. Mais nous avons dû renoncer : la neige était fraîche, non tassée et nous n’avions pas prévu les raquettes. Nous sommes montés par le GR4. Un joli sentier serpente dans la forêt et nous étions à l’abri du vent. Au sommet, à découvert, le blizzard, glacial, ne nous a pas permis d’atteindre les crêtes (1910m). Quand nous sommes redescendus, le parking de la station était plein, de nombreuses luges et quelques skieurs occupaient l’espace.

Cet autre monde, c’est seulement à 2h de Marseille !

 

Le funambule de Paul Klee

00Ce matin, j’écoutais Louise Attaque fredonner dans une de ses chansons : … la distance me fait un petit peu peur, un peu de hauteur, un peu de grandeur […] Un pied après l’autre […] un pied devant l’autre….

Je voyais l’œuvre de Paul Klee Seiltänzer de la collection Planque. Ce funambule traverse tranquillement sur le fil, cela parait si simple !

Pourtant comme il difficile de trouver l’équilibre, de placer un pied devant l’autre, de ne pas tomber, d’avancer.

La fondation Vasarely

« Combattre les nuisances visuelles et réaliser la cité polychrome du bonheur »

La fondation Vasarely est un bâtiment-sculpture inauguré en 1976 composé de 16 hexagones. L’éclairage zénithal provient de 14 coupoles pyramidales.  La fondation a été classée monument historique en 2013.

A l’intérieur, au rez-de-chaussée, 7 alvéoles de 11m de haut sont structurés par 42 « intégrations architectoniques » de Victor Vasarely (1906-1997), 42 œuvres monumentales encastrées dans les murs.

Nous vivons des expériences optiques, nous sommes trompés par les effets visuels. Vasarely utilise la géométrie en associant formes et couleurs pour donner l’illusion de l’espace, du volume et du mouvement.

Noir et blanc, couleurs primaires, couleurs complémentaires, juxtapositions, superpositions, oppositions, profondeur, pleins, creux, dégradés de couleurs, lignes, courbes, déformations, ondulations, surfaces, volumes, lumières, transparences, reflets… la promenade au milieu de ces œuvres de 5m de large sur 8 mètres de haut n’a rien de monotone !

 

Musée Granet

10 ans d’acquisitions, exposition jusqu’au 24 avril 2016 et collection Planque à la chapelle des Pénitents.

Le tableau qui m’a le plus impressionnée, c’est « séculaire » de Pierre Alechinsky (né en 1927 à Bruxelles). Il appartient à la série des arbres que le peintre a réalisée au début des années 1990, bouleversé par les terribles incendies qui ont ravagé la Provence et en particulier la Sainte Victoire en août 1989.

 

Ne pouvant aller marcher dans la neige à cause du mauvais temps, je suis allée admirer la Sainte Victoire. D’autres œuvres ont aussi retenu mon attention.

Lorgues

Lorgues, c’est près de Draguignan dans le Var.

Nous avons marché 17 km surtout dans la forêt. Nous avons commencé par gravir les 122 marches qui nous conduisent à l’ermitage Saint Ferréol. Puis nous avons suivi un joli sentier et traversé le pont Saint Barthélémy au-dessus de la Florièye. Devenue furieuse en juin 2010, La rivière a tout emporté sur son passage sauf le pont.  La passerelle qui se trouvait au hameau des Pailles a disparu. Dimanche, nous n’avons eu aucune difficulté à traverser à gué car la rivière est à sec. Nous avons aussi longé les vignobles du château Roubine et admiré la petite chapelle Notre Dame de Florièye. Nous sommes rentrés par les gorges de Saint Ferréol.

A Paris

Petit séjour à Paris avec Robin. Cela nous a permis de voir une partie de la famille et des amies. Nous nous sommes promenés le long de la Seine, dans les rues et les passages près du musée Grévin (datant du milieu du XIXème). Nous avons vu des expositions et sommes allés au théâtre voir le joueur d’échecs de Stephan Zweig.

Après la visite de l’expo « Picasso.mania » au Grand Palais, nous avons déambulé dans le Petit Palais. Puis au Bon Marché, j’ai vu les créations d’Ai Weiwei.

J’ai accompagné Robin à l’institut Henri Poincaré (maison des maths et de la physique théorique) pour voir l’expo : Einstein et la relativité générale, une histoire singulière. Je sais maintenant qu’il y a eu collision de 2 trous noirs le 14 septembre 2015. Leur fusion a permis de découvrir les ondes gravitationnelles. Elles avaient été prédites par Einstein il y a 100 ans, en 1916.

Titou-Ninou et les Trois Arches

Capes et parapluies pour le départ de la rando en fin de matinée. Et le ciel s’est dégagé. Une fois arrivés au belvédère de Titou-Ninou, nous avons pu contempler les îles de Jarre, Plate et de Riou. Derrière le cap Canaille, le cap Sicié. Sous un ciel devenu bleu, nous sommes redescendus pour passer sous les Trois Arches. Une fois remontés sur le plateau de l’Homme Mort, nous avons suivi le chemin des crêtes. Nous avons contemplé Marseille et le massif des calanques.

Roquefort la Bédoule

Jolie promenade au milieu du romarin, des cystes, du calicotum, des orchidées…. En face de nous : le massif de la Sainte Baume, le pic de Bertagne et sa falaise,  l’extrémité du massif de la Sainte Victoire et au loin, la vue jusqu’au mont Ventoux.  Au sommet, invisible du bas, la Chapelle Saint André et une table pour pique-niquer.

Cornillon-Confoux

Nous avons suivi le circuit des bories. Ce sont des constructions en pierres sèches. Elles servaient autrefois de lieu de repos et d’abri aux bergers.
Puis nous nous sommes arrêtés devant l’impressionnant mur d’abeilles (ou apier) constitué de 56 niches sur une longueur de 60 mètres. Il fut vraisemblablement aménagé à la fin du XVIIIème siècle. Ses niches (sûrement plus de 200 à l’origine) contenaient des essaims d’abeilles permettant une exploitation commerciale du miel et de la cire.