Le massif du Garlaban

Nous sommes partis du parc de Pichauris entre les communes d’Allauch et de Peypin, au cœur des massifs de l’Étoile et du Garlaban. Ce domaine était autrefois la propriété du marquis d’Albertas.  En 1850, le hameau abritait 156 habitants. C’était un haut lieu pastoral, 4 bergeries étaient regroupées. L’exode rural a mis fin à une activité agricole intense dont les ruines sont témoins. Aujourd’hui, le hameau est en restauration.

Nous avons marché jusqu’au mont du Marseillais couvert d’antennes (628m) à l’extrémité nord-est du massif du Garlaban. Le panorama est remarquable : massifs de l’Étoile et de la sainte Victoire d’un côté, massif de la Sainte Baume et Cap Canaille de l’autre. On aperçoit aussi le mont Aurélien et la montagne de Regagnas.

Nous sommes allés jusqu’au puits de l’Aroumi.

La promenade offre un paysage pittoresque où se côtoient des falaises abruptes de calcaire et de doux vallonnements. La végétation offre un net contraste entre l’Adret riche d’une garrigue de chênes kermès, de thym et de romarin et l’Ubac où se développent de magnifiques feuillus comme le chêne vert, le peuplier blanc ou noir…

Le paysage est encore marqué par les conséquences de l’incendie de 1997.

Deux autres photos

Le massif du mont Saint-Cyr

Le cœur du massif est une pyramide  qui a deux sommets proches l’un de l’autre : le mont Carpiagne (646 m) et le mont Saint-Cyr (610 m) seulement séparés par le col Sabatier (513 mètres). C’est le sommet de Saint-Cyr, le plus visible depuis la ville de Marseille, qui a donné son nom au massif. De la-haut, la vue est magnifique : Marseille, la vallée de l’Huveaune, les massifs de l’Etoile, du Garlaban,et de la Sainte Baume. De l’autre côté, le Cap Canaille et les calanques.

Le massif, entièrement constitué de roches calcaires, est entaillé de nombreux vallons qui évoquent un réseau hydrographique en étoile autour des sommets, mais dont aucun n’est parcouru par un cours d’eau, sauf après de fortes pluies. La seule source cartographiée, dite source des Eaux-Vives, en haut du vallon de la Barasse, coule rarement.

L’ancienne végétation, abondante, de bois et de garrigue, a pour l’essentiel disparu entre le XIXe et le XXe siècles, détruite par le pacage des troupeaux, l’alimentation en bois des fours à chaux et les incendies. La végétation résiduelle est maigre et ingrate (ajonc de Provence, souvent appelé genêt épineux ou argeras, kermès, romarin) , sur un sol caillouteux et sec, sauf dans les fonds de vallons où on trouve quelques résineux ou feuillus.

Le 22 juillet 2009,  un tir effectué à l’intérieur du camp de Carpiagne a mis le feu à la végétation particulièrement sèche dans cette zone. Le vent de sud-est qui soufflait ce jour-là a immédiatement poussé les flammes en direction de la crête, et les secours importants déployés n’ont pas pu le maîtriser. Les habitations les plus menacées ont pu être protégées, mais l’incendie a ravagé la totalité de la partie ouest du massif, y compris la réserve naturelle de la Muraille de Chine et le parc des Bruyères, rares réserves naturelles du massif.

Nous sommes partis du chemin de la Barasse où se trouvent d’anciens fours à chaux. Nous avons remonté le vallon en longeant le lit du ruisseau jusqu’à la source des eaux vives. Nous avons déjeuner en haut du mont Lantin (572 m). Nous sommes passés sur les sommets des monts Carpiagne et Saint Cyr. Nous sommes redescendus par le col du Gavauldan et la croix de Saint Marcel.

 

Marseilleveyre

Aujourd’hui, nous avons randonné dans les calanques malgré le temps couvert. Nous sommes partis de Montredon et avons suivi le tracé noir.  Nous sommes passés par dessus le conduit d’une ancienne cheminée construite pour éloigner les vapeurs d’acides des industries de la soude. Il a fallu très vite enfiler les vêtements de pluie juste pour une ondée qui n’a pas duré. Nous avons fait un petit détour pour approcher la grotte Rolland puis nous sommes montés jusqu’au col de la Selle. Nous avons marché sur la crête, dans les nuages, jusqu’au sommet de marseilleveyre (croix à 432 m). Nous avons pris la piste rouge pour redescendre par le vallon de Miougranier. Nous avons rejoint le GR puis suivi le sentier du président. Le président étant Antoine Pellicé, président de l’association des excursionnistes marseillais de 1911 à 1940.

A Montredon, je me suis baignée avant de rentrer, le 23 décembre !

 

 

Pic de Bertagne

Nous avons randonné sous la pluie, ce n’était pas le jour à prendre des photos.  Le Pic de Bertagne à 1042 m est resté toute la journée dans les nuages, nous ne sommes pas montés jusqu’en haut. Nous avons grimpé par le Vallon du Gour de Brest, franchi le col de l’Espigoulier, le col du Cros puis le col de Bertagne. Là se trouve un monument édifié à la mémoire de tous les excursionnistes morts pour la France. Nous avons pique niqué près de la glacière et sommes redescendus en passant par la Grande Baume.  Cette grotte, habitée à l’époque néolithique, traverse la barre rocheuse, et offre deux entrées opposées, l’une ouvrant au soleil levant et l’autre au soleil couchant.

Le Pic de Bertagne se situe à l’extrémité Ouest de la Sainte Baume, massif long de 12 km. C’est l’infime partie du massif rattachée aux Bouches du Rhône. Il dresse une falaise imposante, ouverte à l’Ouest, que coiffe un radôme de l’Aviation civile visible sur tout l’horizon.

Le massif de la Sainte Baume est parcouru par un réseau d’eau souterrain des plus complexes ; il constitue un réservoir d’eau pour la région ; il donne naissance à plusieurs rivières : Caramy, Cauron, Gapeau, Huveaune…. Il donne aussi naissance à des sources, précieuses au XVII siècle pour la fabrication de la glace : les glacières étaient alors édifiées à proximité.

Le mont Aurélien

Nous sommes partis du village de Pourcieux. Face à lui, le mont Aurélien étale ses falaises sur tout l’horizon.

Il domine la plaine de l’Arc et se situe entre la montagne Sainte Victoire et la Sainte Baume. Nous avons franchi la barre rocheuse par le Pas de la Croix pour arriver au point culminant : l’Olympe à 872 m. Nous avons traversé un vaste plateau rocailleux, couvert de thym, ravagé par les flammes en 1989. Pour le retour, nous avons emprunté le chemin des contrebandiers.

A quelques mètres du sentier se dissimulent les ruines d’un castrum dont il ne subsiste plus que les vestiges du mur d’enceinte et la voûte brisée d’une salle à demi enterrée. Vers l’an mil, un bourg castral se fixa sur la butte de Sainte-Croix, non loin de l’antique Via Aurelia.  Au début du XVème,  les habitants s’installèrent dans la plaine à la Villa Porcilis, qui signifie en latin « le lieu ou on élève les porcs ». Avec le temps, le nom de porcilis devint Pourcieux.

Massif de l’Étoile

Ce petit massif de 10 km de long se situe au nord de Marseille.

Une fois sur la crête,  nous dominons le Pays d’Aix , Gardanne, Saint Mimet. Le massif de la Sainte Victoire est en face. L’étang de Berre à gauche.

Le temps humide ne nous a pas permis de monter au sommet du Grand Puech qui culmine à 779 m.

Le GR13 dans Marseille

Le temps était très nuageux et les photos peu contrastées…

Le GR13 est un sentier de grande randonnée créé par Marseille-Provence 2013.. C’est un parcours de 365 km. L’idée de départ était de mettre le territoire au cœur du projet culturel, de montrer le paysage tel que l’homme le transforme. Le parcours a été créé en recherchant des points de vue spectaculaires, en intégrant la modernité des zones industrielles, en montrant les étendues commerciales, mais aussi la nature sur des chemins le moins goudronnés possible. Ce sentier est donc doté d’une dimension toute particulière : son objet est de nous faire voir et, mieux, toucher les paysages tels que les hommes les transforment…

Nous en avons parcouru un petit bout, dans Marseille :

En partant du Vieux Port, nous sommes passés par le jardin De Pierre Puget pour grimper jusqu’à Notre Dame de la Garde. Pas de risque de s’envoler : il n’y avait pas de mistral le jour de notre balade. Nous sommes redescendus de l’autre côté par le jardin puis avons longé les murs des grandes propriétés au dessus de la Corniche jusqu’aux plages du Prado. Nous avons traversé le parc Borely puis le jardin derrière le MAC pour arriver à Mazargues.

 

Marseille, vers le quartier de Mazargues

La terrasse de la Cité Radieuse « Le Corbusier » est ouverte à tous. La-haut, petite piscine et  vue panoramique sur Marseille : La mer et les Iles du Frioul, le stade, les collines et mon école, La Magalone et son parc à la française, juste de l’autre côté du boulevard Michelet.

Dans ce quartier, les alignements de micocouliers ont remplacé les platanes souvent malades. Le micocoulier produit naturellement des branches fourchues utilisées très longtemps pour la fabrication des fourches en bois. Son fruit est comestible.

Le stade s’appelle Vélodrome car il existait à cet emplacement dans les années 1930 une piste en bois pour l’entraînement des cyclistes. A l’époque, ce sport était bien plus populaire que le football. Le marseillais Gustave Valentin Ganay, né en 1892 s’y entrainait. En 1926, il a été sacré champion de France de demi-fond. Cette même année, il chuta dans une course au Parc des Princes, suite à l’explosion de son pneu arrière. Il décéda le lendemain des suites de ses blessures. Une tribune porte son nom.

La Magalone est une bastide qui appartient aujourd’hui à la municipalité. Des cours de musique et des concerts y sont donnés. A la fin du XVIIe siècle, les frères Magalon, fortune faite dans le commerce avec la Syrie, entreprirent les premiers travaux. Elle a appartenu ensuite à Guillaume de Paul puis à Baptiste Pascal Étienne Buret. Sa fille Marie, poétesse sous le nom de plume Marie de Sormiou et son époux Alfred de Ferry en firent la somptueuse bâtisse qu’elle est aujourd’hui. Dans le hall de 150 m² de cette demeure en H, deux escaliers en fer forgé donnent à cette maison l’allure d’un théâtre à l’italienne.

La cité Radieuse « le Corbusier » a été construite entre 1947 et 1952 sur un terrain qui appartenait à la Magalone . Près d’un siècle avant, se trouvait à proximité une auberge tenue par un certain Marius Barbaroux. Elle servait la plus copieuse des bouillabaisses et Alexandre Dumas s’y régalait. Barbaroux avait un frère un peu simple d’esprit qui se noya dans le ruisseau de la Gironne.  L’auberge portait le nom d’ « auberge du Fada » puis la résidence construite par Le Corbusier devint pour les marseillais la « maison du Fada ».

Lyon

Nous avons pris  métro et funiculaire pour aller à Fourvière. Puis nous sommes redescendus par le quartier Saint Jean et ses traboules, en traversant le théâtre antique.

Dimanche matin, c’est en tram que nous avons rejoint le Musée des Confluences, à l’extrémité de la presqu’île.