Dans les calanques, la pointe de Cacau

Pour aller à la pointe de Cacau, il faut partir de Cassis. En face : le cap Canaille, coloré, avec des couches de calcaire et de marne.

Sur la presqu’île de Cacau, la pierre était taillée en gros blocs dans d’immenses carrières. Ils étaient stockés dans les trémies (ces grands entonnoirs) puis quand les barges étaient amarrés en dessous, les portes s’ouvraient pour les laisser glisser.

En Corse

La tortue d’Hermann

Cette espèce est dédiée au botaniste et médecin Jean Hermann (1738-1800).

La Tortue d’Hermann est la seule tortue terrestre de France : elle est présente dans le département du Var , principalement dans la plaine et le massif des Maures , et en Corse.

Cette tortue est considérée comme étant en voie d’ extinction en France et fait l’objet d’un Plan de restauration national.

La sous-espèce occidentale, la plus petite, mesure de 18 à 20 cm à la taille adulte (le mâle étant légèrement plus petit que la femelle). C’est la sous-espèce la plus menacée, et elle est d’ailleurs classée comme « en danger »

L’espérance de vie des tortues dans la nature avoisinerait les 40 ans.  Cette longévité s’explique par un métabolisme adaptable aux conditions extérieures et par le fait que si elles survivent aux 6-7 premières années de leur vie, elles sont ensuite bien protégées de nombreux prédateurs par leur carapace, sauf l’homme, les machines et les chiens domestiques.

Les menaces à l’origine de la disparition de l’espèce portent à la fois sur son habitat et sur les individus qui composent les quelques populations sauvages relictuelles.

Cette tortue a pour principaux ennemis :

  • la dégradation et la disparition de son habitat ;
  • l’extension des cultures agricoles (surtout vignes) et l’urbanisation à outrance ;
  • les véhicules motorisés ou pas (routes nationales et départementales, chemins forestiers) ;
  • les incendies annuels dans le Massif des Maures, Estérel… ;
  • les rotobroyeurs utilisés préventivement contre les incendies par les propriétaires de terrain ou certaines municipalités, mais souvent sans aucun respect pour la faune présente ;
  • les chiens de chasse, les chiens errants et les chiens domestiques ;
  • le trafic et le prélèvement d’individus par les touristes et par les habitants ;
  • le relâcher d’individus par des acheteurs dépassionnés et par les habitants. Il y a des risques sanitaires et génétiques liés au lâcher ou à l’évasion de tortues captives (souvent exotiques ou hybridées), voire consanguines.
  • la malfaisance humaine ;
  • la méconnaissance des besoins d’une tortue

Les tortues sont attachées à leur lieu de vie (phylopatrie), c’est pourquoi elles essaieront sans cesse d’y retourner si on les en déplace (ramassage). Certaines de celles qui ont survécu aux feux de 2003 ont été observées comme retournant sur leur lieu de vie ou continuant à le fréquenter malgré sa dévastation (lors du feu elles étaient en bord de rivière, ou dans des zones épargnées/sautes de feu)